Plateau de charcuterie maison
Il y a des vendredis soir, sur le Plateau-Mont-Royal, où l’envie de recevoir se heurte à la fatigue de la semaine. Mes enfants réclament du monde à la maison, mais je n’ai ni le temps ni l’énergie de m’enfermer trois heures aux fourneaux. C’est pour ces soirs-là que le plateau de charcuterie est devenu mon meilleur allié. Un beau plateau de charcuterie, quelques fromages affinés, du bon pain, et l’apéritif prend des airs de fête sans le moindre stress.
Comme pour mes patatas bravas ou mon pan con tomate, tout repose sur la générosité et la simplicité. Je vous emmène dans les coulisses de ma version, celle qui sent bon le soleil de Nice.
Table des matières
Pourquoi je ne me lasse jamais de cette planche généreuse
Quand j’étais gamin, à Nice, les grandes tablées commençaient toujours par un assortiment posé au centre. Chacun piochait, discutait, se servait à son rythme. C’est cette ambiance que je recherche encore aujourd’hui à Montréal.
Le plateau de charcuterie coche toutes les cases du chef pressé. Il se prépare en quinze minutes, ne demande aucune cuisson et s’adapte à tous les goûts. Mes quatorze années en cuisine m’ont appris une chose simple : recevoir ne devrait jamais rimer avec panique.
Le grand avantage, c’est la liberté. Un plateau de charcuterie se décline à l’infini selon la saison, le budget ou l’humeur du jour. Rien ne vous enferme dans une recette figée.
Un plateau de charcuterie transforme aussi la corvée du repas improvisé en vrai moment de partage. Je l’accompagne souvent d’autres petites bouchées méditerranéennes, comme mes croquetas de jambon ou une tortilla espagnole coupée en cubes.
Les ingrédients qui font vraiment la différence
Un bon plateau de charcuterie repose sur le contraste. Je marie toujours des viandes affinées, des textures fondantes et une touche sucrée. L’idée n’est pas d’empiler, mais d’orchestrer. Voici ma base pour six personnes.

- Jambon serrano et pata negra (250 g chacun) pour le côté noble et fondant
- Jambon blanc et pâté (250 g chacun) pour la douceur
- Boudin noir, chorizo et saucisson pour le caractère
- Roquefort et olives pour la note franche
- Pain de campagne, pain aux noix et pain aux olives
- Miel de montagne, confiture de figues, beurre et noix
Le secret d’un plateau de charcuterie mémorable tient dans le jeu sucré-salé. Le miel sur le roquefort, la figue sur le serrano : ces mariages font toujours mouche. À Nice, sur le cours Saleya, j’ai appris à écouter le fromager et le boucher, qui connaissent leurs produits mieux que personne.
Pour équilibrer un plateau de charcuterie un peu généreux, j’ajoute volontiers un accompagnement frais, comme mon gaspacho de tomates ou une portion de poulpe à la galicienne en fin de saison.
Comment je compose mon assortiment étape par étape

Plateau de charcuterie
Equipment
- 1 Grande planche (bois ou ardoise)
- Coupelles ou verrines pour les condiments
- Cure-dents
Ingrédients
- 250 g Jambon serrano
- 250 g Pata negra
- 250 g Jambon blanc
- 250 g Pâté de campagne
- 250 g Boudin noir
- 1 Chorizo environ 200 g
- 250 g Saucisson sec
- 250 g Roquefort
- 200 g Olives mélange vert et noir
- 1 Pain de campagne
- 1 Pain aux noix
- 1 Pain aux olives
- 2 c. à soupe Miel de montagne
- 2 c. à soupe Confiture de figues
- 50 g Beurre doux
- 50 g Noix cerneaux
Instructions
- Coupez le boudin noir en petits morceaux et piquez-les avec des cure-dents pour un service facile.
- Disposez les charcuteries et les fromages sur une grande planche, en alternant les couleurs et les formes pour créer du volume.
- Tranchez le pain de campagne, le pain aux noix et le pain aux olives. Répartissez-les autour de la planche ou dans des paniers.
- Ajoutez des coupelles ou verrines et garnissez-les de miel, de beurre et de confiture. Terminez par les olives et les noix.
Notes
Nutrition
Mes astuces de chef pour un résultat qui impressionne
Le choix du support change tout. Un plateau de charcuterie en bois offre un look rustique et chaleureux, tandis que l’ardoise fait joliment ressortir les fromages. J’alterne selon l’ambiance de la soirée.
N’hésitez jamais à sortir des sentiers battus. Un chutney, une confiture d’oignons ou un peu de moutarde réveillent l’ensemble. Un plateau de charcuterie gagne toujours à surprendre par un détail inattendu. Côté boisson, je reste fidèle aux vins rouges de petits vignerons, ceux qui ont une histoire à raconter.

Pour un buffet plus complet, je marie mon plateau avec quelques bouchées piquantes comme les pimientos de Padrón ou des cornichons au vinaigre maison. Le contraste acidulé nettoie le palais entre deux tranches de serrano.
FAQ
Comment choisir le bon jambon pour mon plateau ?
Mélangez des jambons affinés comme le serrano et le pata negra, en vérifiant toujours les labels de qualité.
Puis-je remplacer le boudin noir ?
Bien sûr. Une rosette, du jambon cru ou une terrine de campagne conviennent parfaitement à un plateau de charcuterie.
Puis-je préparer mon assortiment à l’avance ?
Oui, dressez-le une heure avant et gardez-le au frais sous film. Sortez-le vingt minutes avant le service.
Quelle boisson servir avec ?
Un vin rouge léger de petit vigneron accompagne idéalement les viandes affinées et les fromages.
Comment conserver les restes ?
Emballez chaque produit séparément au réfrigérateur. La charcuterie se garde deux à trois jours sans souci.
À vous de jouer, sans stress
Voilà tout mon secret : un plateau de charcuterie généreux, quelques idées bien pensées, et le tour est joué. Recevoir redevient un plaisir, pas une corvée. C’est exactement l’esprit que je défends depuis mes débuts, entre les marchés de Nice et ma cuisine du Plateau-Mont-Royal.
Envie de prolonger l’apéro autour de votre plateau de charcuterie ? Testez mes crevettes marinées ou une salade de pois chiche pour compléter la table. Et pour ne rien manquer de mes idées gourmandes, retrouvez-moi sur Pinterest. À vos planches !

